Maria Guidicelli consulte les maires du littoral


Localiser les Espaces Naturels Remarquables et Caractéristiques de la Corse, telle est l'une des missions du Padduc, comme le prévoit la loi du 5 décembre 2011.
Dans le cadre de la réalisation du Schéma d'Aménagement Territorial, la troisième et dernière étape du Padduc, Maria Guidicelli a invité les maires des 98 communes littorales à contribuer à la localisation de ces espaces. Elle a mené des réunions sur les 5 territoires littoraux de l'île : Grand Bastia-Nebbiu-Cap Corse / Balagne / Extrême Sud / Costa Verde-Plaine Orientale / Grand Ajaccio-Ouest Corse.

A Bastia, le 2 juin, les maires du Nebbiu, du Cap Corse et du Grand Bastia étaient réunis
A Bastia, le 2 juin, les maires du Nebbiu, du Cap Corse et du Grand Bastia étaient réunis
Par le vote des grandes orientations du Padduc, le 26 juillet 2012, les élus de l'Assemblée de Corse ont choisi un développement productif de l'île. "Il s'agit désormais d'ancrer cette troisième phase dans la réalité des territoires", explique la conseillère exécutive. Elle poursuit : "Sur la base des Atlas du littoral, réalisés par l'Etat en 2004, nous proposons aux maires de s'exprimer sur leur pertinence et de nous fournir toutes les informations qui seraient de nature à contribuer à la localisation de ces espaces remarquables".
L'objectif de ce travail est bien de mettre à jour la liste des Atlas, qui, une fois le Padduc voté, deviendra opposable.

Maria Guidicelli se veut pragmatique : "Les Atlas n'étant pas des documents opposables, il se peut, et nous l'avons constaté au cours de ces réunions, que l'urbanisation ait évolué sur ces espaces, de manière tout à fait légale. Confronter les données d'un document arrêté en 2004 à la réalité des territoires et à l'expérience de terrain des élus nous semble essentiel pour aboutir à une liste pertinente, cohérente et surtout de nature à assurer à la fois la préservation de l'île et son développement". Cette démarche s'inscrit pleinement dans la démarche de co-construction initiée par la Présidente de l'AAUC.

Une démarche auxquels les maires ont souscrit puisqu'ils ont volontiers contribué aux débats. Nombre d'entre eux ont interrogé les services de l'AAUC sur les possibilités en matière de développement agricole ou encore sur les choix qu'ils pourront faire en matière d'urbanisme. Maria Guidicelli s'est voulue rassurante : "Il faudra faire des choix politiques, des choix de développement et, dans cette perspective, le Padduc constituera un cadre de référence précis qui permettra de sécuriser les documents d'urbanisme".

17 juin 2014