Le Padduc, qu'est-ce que c'est ?

Document d’ordre régional, il ne détermine pas la constructibilité des parcelles mais impose aux documents d’urbanisme locaux (SCOT, PLU et cartes communales) d’être compatibles avec lui ; ils ne doivent pas contredire ses orientations ou contrarier sa mise en œuvre, et doivent contribuer à atteindre les objectifs qu’il a fixés


Document ambitieux s’il en est, le Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la Corse poursuit quatre grands objectifs au service de la Corse et des corses :
  • Parvenir à une économie plus équilibrée, basée sur la production, qui valorise mieux les ressources naturelles, patrimoniales et humaines du territoire sans les altérer. Ce modèle permettrait à la Corse d’être moins dépendante des apports extérieurs et surtout moins vulnérable.
  • Permettre aux corses de mieux vivre, en agissant sur des sujets qui les préoccupent au quotidien : l’emploi, la formation, les questions sociales, le logement, les déplacements…
  • Equilibrer le développement et assurer les complémentarités entre les territoires de l’intérieur et du littoral, entre le rural et l’urbain.
  • Plus largement, transmettre aux générations futures, une terre qui aura su conserver et valoriser son patrimoine naturel et culturel et où elles pourront s’établir et s’épanouir.

Répondre aux besoins des corses

Pour parvenir à ce modèle souhaité par de nombreux corses, le Padduc définit une stratégie de développement sur le long terme. Elle fixe les orientations fondamentales en matière de protection et de mise en valeur du territoire, de développement agricole, rural et forestier, de pêche et d’aquaculture, d’habitat et de transports, d’infrastructures et de réseaux de communication, et de développement touristique et culturel.
Ainsi, le Padduc vise l’autonomie énergétique à l’horizon 2050,  plus d’autonomie alimentaire en valorisant davantage les espaces cultivables (dont seulement la moitié environ est actuellement exploitée), en reconquérant les espaces pastoraux, en développant l’aquaculture, et en pérennisant les activités de pêche.
 

Pour une économie productive

Pour autant, fonder le développement de l’île sur une économie productive n’exclut pas, bien au contraire, les deux piliers de l’économie corse que sont le tourisme et le BTP. Le Padduc promeut un tourisme professionnel, davantage basé sur l’hôtellerie, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires. Quant au BTP, le Padduc propose de le sécuriser et de lui donner un nouvel élan à travers la production de logements, d’espaces publics, de zones d’activités et un grand plan de rénovation du bâti ancien au service des résidents.
 

Le Padduc projette en outre, de mieux structurer le territoire, d’abord au niveau local pour améliorer les villes et les centres urbains et limiter leur étalement. Au niveau régional ensuite, le Padduc préconise que chaque corse puisse avoir accès, à proximité de chez lui, à tous les services élémentaires (alimentation, soins médicaux, école…). Pour cela, il vise une meilleure répartition géographique des pôles de services, une desserte plus efficace et adaptée par les transports en commun et les services de communication (internet haut débit).
 


Des traductions concrètes

Toutes ces orientations sont traduites très concrètement dans un Schéma d'Aménagement du Territoire. Le Padduc établit un modèle de développement et identifie également les outils qui vont permettre d'atteindre l'objectif. C'est là toute la force de ce document, unique exercice du genre en France !
Avec le Padduc, pour la première fois, la Corse a les moyens d'exprimer ses propres choix en matière de développement et d'aménagement, et de les mettre en œuvre.


Ce qu’il faut retenir

Concrètement, le Padduc, c’est :
- un principe de densification des villes et de construction en continuité de l’existant,
- 105 000 hectares d’espaces stratégiques agricoles préservés en vue de leur valorisation (soit environ 12% du territoire),
- 120 000 hectares d’espaces de reconquête pastorale (environ 14% du territoire),
- près de 632 000 hectares en espaces naturels, sylvicoles ou pastoraux (73% du territoire) dont environ 110 000 hectares d’espaces naturels sous protection forte, parmi lesquels 71 000 hectares d’espaces remarquables littoraux.
 

Comment participer à l’enquête publique ?

Le dossier complet de l’enquête publique Padduc est disponible :
  • Sur le site http://aauc.corse.fr
  • Sur le registre dématérialisé https://www.registre-dematerialise.fr/115
  • A la mairie de : Ajaccio, Belgodere, Sartene, Folelli/Penta di Casinca, Levie, Luri, Bastia, Ghisonaccia, Calvi, Corte, Porto-Vecchio, Evisa.
  • Les membres de la commission d’enquête effectuent des permanences afin de recueillir les observations du public et échanger avec lui : à Ajaccio le 23/06 (14h à 17h), le 29/06 (9h à 12h), le 3/07 (14h à 17h) - à Bastia le 23/06 (14h à 17h), le 30/06 (13h30 à 16h30), le 3/07 (14h à 17h) - à Calvi le 26/06 (14h à 17h), le 3/07 (14h à 17h) - à Corte le 26/06 (14h à 17h), le 2/07 (9h à 12h) - à Sartene le 19/06 (14h à 17h), le 1/07 (9h à 12h) - à Belgodere le 29/06 (9h à 12h) - à Evisa le 30/06 (9h à 12h) - à Folelli le 19/06 (14h à 17h) et le 1/07 (14h à 17h) - à Ghisonaccia le 25/06 (13h30 à 16h30) et le 30/06 (13h30 à 16h30) - à Levie le 19/06 (9h à 12h) et le 1/07 (14h à 17h) - à Luri le 22/06 (9h à 12h) et le 29/06 (9h à 12h) - à Porto-Vecchio le 26/06 (9h à 12h) et le 2/07 (14h30 à 17h30)



Ecu cundutta, ciò chì ci vole à fà

Facebook

    Aucun événement à cette date.