U PAESE DI L'ARIA


La semaine européene de la mobilité continue avec l' inauguration de U paèse di l'Aria hier sur la place du Diamant à AIACCIU. Lors de cette journée d'information sur la qualité de l'air plusieurs acteurs se sont mobilisés pour sensibiliser le grand public à travers des différentes animations. L’AUE abordait la problématique de l’air intérieur, et présentait le projet ORELI qui permet de «Définir la méthode la plus pertinente pour mener à bien les projets de rénovation énergétique des maisons individuelles».
 
Fabiana GIOVANNINI a saluée cette initiative conjointe pour sensibiliser aux enjeux de la qualité de l’air:

'' C’est la 3ème journée nationale : elle permet de mettre le projecteur sur un droit humain dont on parle peu mais qui est essentiel : nous avons droit à respirer un air pur.
La Collectivité Territoriale de Corse, au travers de l’agence d’Aménagement durable, d’Urbanisme et d’Energie, a mis l’accent sur ce droit lors de l’élaboration de son Schéma Régional Climat Air Energie. Nous avons l’ambition de conforter notre politique sur cette thématique transversale et primordiale en termes de santé publique et de bien-être.
L’ AUE est impliquée dans la gouvernance de Qualitair Corse, notre outil commun de surveillance et d’aide à la décision sur l’air.
Je veux ici remercier M. le Président de Qualitair ainsi que l’ensemble des membres du Conseil d’Administration pour leur implication et la dynamique qu’ils insufflent à cet outil. L’occasion pour moi de leur souhaiter en votre nom à tous un bon anniversaire de surveillance de la qualité de l’air en Corse, puisque nous fêtons les 10 ans de cet organisme !
Cette journée est l’occasion de faire le point des actions entreprises.
Parmi les chantiers que nous souhaitons voir aboutir rapidement, je citerai notre démarche avec l’OTC et la Direction des ports et aéroports, en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’industries de Haute-Corse et de Corse du Sud et les différents acteurs du monde maritime sur un projet de charte pour la prévention et la réduction des émissions polluantes et sonores sur les ports de commerce de Corse. Ça n’est pas  un sujet simple, ni facile. Nous avons encore du chemin, mais c’est un bon début.
Il s’agit de définir, via plusieurs engagements, un programme d’actions pour lutter prioritairement contre la pollution de l’air par les navires à quai et de façon générale de diminuer les consommations d’énergie de l’espace portuaire.
Nous serons d’ailleurs présents à Marseille le 14 novembre prochain pour la Journée Méditerranéenne Air et Ports, pour exposer notre démarche et nous nourrir des réflexions et travaux en cours.
Nous souhaitons également programmer un volant d’actions sur la qualité de l’air intérieur, dont une des initiatives portera sur le projet ORELI. Il est pour nous très important de vérifier que ces travaux de rénovation énergétique des logements individuels prendront en compte la question de la qualité de l’air, avec une mesure « état zéro » et une mesure « après travaux ».
Il nous faut agir sur la qualité de l’air à l’extérieur, mais également au sein de nos lieux de vie. Quelques chiffres pour vous en convaincre, ils sont issus du rapport d’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée Nationale au mois de mai 2016 :
  • le coût de la mortalité et de la morbidité associées à la pollution de l’air extérieur est évalué à 30 Mds € par an par la Cour des comptes et entre 68 et 97  Mds € par an pour la commission d’enquête du sénat sur le coût économique et financier de la pollution,
 
  •  le coût de prise en charge de quatre maladies respiratoires est également estimé de 1 à 2 Mds € par an pour le système de soins, soit 15 à 30% du déficit 2012 de la branche maladie,
 
  • Selon l’ANSES et le CSTB, le coût estimé des décès, des pertes de bien-être et de production (arrêt maladie etc…) et de l’impact sur les dépenses publiques associées à six polluants intérieurs est estimé à 19 Mds € par an.
Vous l’avez compris, s’il est difficile de déterminer de façon précise l’impact économique et social de la pollution de l’air extérieur et intérieur, il ne fait aucun doute que le coût pour la société est très élevé.Le coût en vie humaine est insupportable. Au moins 48.000 décès par an en France dus à la pollution de l’air aux particules fines, soit 12 fois plus que le nombre de morts sur les routes (enquête Santé Publique France 06/2017). D’ autant plus insupportable lorsque l’on sait qu’au moins 34.000 de ces décès seraient évitables.
Un récent arrêt du Conseil d’Etat (CE, 12 juillet 2017, n° 394254) recommande au pouvoir exécutif de mettre en œuvre des actions avec un objectif de résultat afin de permettre aux citoyens de respirer un air moins pollué.

C’est dire si nous devons poursuivre notre implication pour atteindre cet objectif.
Et c’est dire si le problème est global. Je rappelle les terribles incendies dont nous avons été victimes cet été. 
C’est pourquoi Qualitair mène des opérations contre le brûlage des déchets verts en proposant des alternatives pour les collectivités.
Les journées comme aujourd’hui qui permettent aux acteurs de se remotiver et au grand public de se sensibiliser, sont essentielles.
L’action de Qualitair est essentielle.
Continuons!!!! ''
 



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